| mardi 11 juillet 2006, a 16:15 |
| Textes sources de la Fantasy |
Comme nous l’avons déjà vu, la Fantasy puise ses cadres dans un
ancien fond mythologico légendaire ; mais ces fondations immémoriales ne
sont pas les seules. Comme tout genre littéraire (et plus encore par son
utilisation du merveilleux), la Fantasy
s’appuie sur toute une tradition littéraire, principalement européenne. S’il
semble bien difficile de dresser un panorama exhaustif de ces influences
littéraires, nous pouvons toutefois dégager les principales œuvres qui donnent
leur matière à la Fantasy.
Mère des mères pour la
littérature, il nous faut commencer en citant la Bible
comme texte source primordial ! La première épopée du monde, Livre par
excellence, elle reste un livre exceptionnel à plus d’une portée et qui
sûrement est avant tout le livre des Hommes plus que celui de Dieu ! Ex
æquo avec le Livre, citons l’épopée babylonienne de Gilgamesh, premier roman au monde.
Ensuite, il nous faut un père et
qui d’autre que l’illustre Homère ! L’Iiade
et l’Odyssée constituent les
deuxièmes textes sources d’importance capitale ! Guerre, dieux et héros
côtoient un monde fantasmé peuplé de mille dangers : Cyclopes, sorcières etc.…
Dans la lignée grecque, il faut penser à l’Homère latin à savoir Virgile et son
Enéide.
Le Moyen-Âge apportera sa
contribution et non des moindres sous deux formes. Premièrement la conservation
par l’écrit d’une partie des mythes et légendes de la ‘Barbarie’, c’est-à-dire de l’ensemble des peuples non romanisés
parmi lesquels nous retrouvons les Celtes d’Irlande dont l’héritage n’est pas faible :
Lebor Gabala Eirin (Le Livre des Conquêtes de l’Irlande),
les Mabinogi gallois entre autres.
Mais aussi les nombreuses tribus germaniques dont ont été conservés : le Beowulf anglo-saxon, le Nibelugenlied burgonde etc.…Et enfin les
fascinants Scandinaves – les Vikings – avec leur très nombreuses sagas et les
essentielles Eddas.
Seconde contribution du Moyen-âge
à la Fantasy, les
chansons de geste et les romans de chevalerie et donc l’immense et
captivant univers arthurien ! Nous n’en citerons vraiment que les
essentiels : Chanson de Roland
bien entendu, Tristan et Iseut, l’Histoire des Rois de Bretagne de
Geoffroy de Monmouth et le capital, Conte
du Graal (Perceval) de Chrétien
de Troyes. A cité car non sans importance, Le
Morte d’Arthur (traduit en français en : Le roman du roi Arthur et de ses chevaliers de Table ronde) de Sir
Thomas Malory et également la branche uniquement anglaise des aventures
arthuriennes : Messire Gauvain et le
Chevalier Vert (Sir Gawain and the Green Knight).
Les siècles suivant livreront à la Fantasy l’immense et inépuisable
réservoir des contes populaires recensés dès le XVIIème avec en
France Charles Perrault, en Allemagne les Frères Grimm. Mouvement que les
romantiques intensifieront et reprendront à leur goût avec le roman noir – les gothic novels de l’Angleterre
victorienne – puis le fantastique illustré en France avec Mérimée et De
Maupassant (entre autres) ou Poe aux Etats-Unis.
Enfin pour terminer, si la Fantasy puise énormément ses sources
dans des textes et donc une culture européenne et judéo-chrétienne, ne pas
oublier les influences sino-nipponnes sur la
Fantasy ! Les mythes, légendes et la culture
d’Extrême-Orient ont toujours fascinés et inspirés les auteurs ; il en va
de même pour ce qui est de l’Afrique et de l’Océanie (sans qui d’ailleurs le
mana n’existerait pas !), et aussi, ne pas oublier aussi que chaque auteur
a ses influences propres (dont sa propre vie) !
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