| dimanche 21 janvier 2007, a 16:45 |
| Eragon, le Film |
L'évènement Fantasy de cet hiver
est bien évidemment la sortie dans les salles du film Eragon de Stefan Fangmeier. Nous ne pouvions donc pas passer à
côté, et voici donc pour vous notre petit résumé, ainsi que notre point de vue.
Tout commence lorsqu'une jeune
elfe, Arya (rappelant légèrement la
princesse Leia), essaye d'échapper à ses adversaires qui
veulent lui voler une sorte de grosse pierre… Afin que celle-ci ne soit pas
prise, l'elfe utilisera un enchantement qui téléportera la pierre à des lieues
de là, juste à portée d'un jeune garçon de ferme, du nom d'Eragon (ressemblant
terriblement à Mark Hamill à son époque).
La mystérieuse grosse pierre se
révèle finalement être un œuf de dragon qui fera d'Eragon un dragonnier et le
dernier espoir des résistants contre le tyrannique Galbatorix, ancien
dragonnier passé au service du Mal et qui a utilisé ses pouvoirs pour dominer
la région.
Mais bien sûr Eragon pourra
compter sur l'aide de son maître, le mystérieux Brom (Obi Brom Kenobi ?).
Si Christopher Paolini reconnaît
dans ses sources avoir puisé du côté de Star
Wars, l’adaptation a cru bon, elle, d’amplifier la
chose ; au point que devant certaines scènes nous nous sommes demandés qui
avait mis le DVD de l’épisode IV ! Ensuite, il faut avouer que si la saveur
hollywoodienne s’efface légèrement parce que le traditionnel baiser est passé à
la trappe, elle reste fortement présente ne serait-ce par le travail de boucher
qu’a opérée l’adaptation ! Une véritable boucherie, une horreur, une
hécatombe ! 1h45 pour résumer 750 pages ! Dans le jargon on appelle
cela se conformer au format attendu, pour nous c’est tout simplement du
massacre ! Sans compter qu’en condensant à outrance 6 mois d’aventure nous
passons à grosso modo 15 jours ! Et avec de bonnes ellipses temporelles
créant forcément de fortes incohérences… Dommage. Dernier gros point noir, le
générique de fin : Avril Lavigne ! Depuis quand est-elle
Fantasy ?! Nous passons les médisances sur ces capacités musicales… Reste
que soit les producteurs ont vu là le moyen de vider la salle au plus vite,
soit un fan de Lavigne présent dans l’adaptation a soufflé l’idée pour terminer
le massacre ; allez savoir !
Toutefois, ce film bénéfice d’une
réussite cinématographique sans discussion. Les plans sont sublimes, les paysages
tout simplement magnifiques (décors naturels de Hongrie, ça donne envie de s’y
rendre !) ; les effets spéciaux sont à couper le souffle (en même
temps confier le travail à la WETA et à ILM !). Mention très bien aux acteurs, et surtout mention spéciale à Jeremy Irons
pour sa prestation époustouflante ! Les costumes et la musique s'accordent
merveilleusement à l'ambiance du film et nous laissent pénétrer dans ce monde
de magie et de dragons avec une plus grande aisance.
L’histoire toute classique qu’elle
soit, enchante, le monde d’Alagaësia est vraiment original, très bien structuré
– chapeau M. Paolini. Les créatures de ce monde sont originales comparées à ce
que l'on peut voir d'habitude : bienvenue donc aux Ra'zacs et autres
monstres sortis uniquement de l'esprit du brillant Paolini.
Un bilan mitigé donc parce
qu’encore une fois nous avons une adaptation qui n’est pas du tout à la hauteur
tant de l’œuvre proposée que des moyens alloués ! Reste qu’en pur terme
cinématographique ce film est très bien et ne souffre que d’un déplorable
générique de fin. Concernant l’œuvre écrite, c’est une excellente lecture à
faire ! Voilà, comme nous pensons que le DVD sera plus cher qu’une place
de cinéma, allez le voir si vous avez deux petites heures à passer ; sinon
plongez vous à corps perdu dans les livres !
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