| jeudi 06 septembre 2007, a 18:16 |
| Lumière sur Arleston |
Aujourd’hui nous avons décidé de mettre en lumière le
créateur de BD Arleston. Travaillant pour la maison d’éditions Soleil, ce
scénariste de BD compte de grands succès dont le plus fameux est : Lanfeust.
Cet exceptionnel cycle d’Heroic que l’auteur a su intelligemment glisser vers la Science-Fantasy. Avec
un doigté et un intérêt jamais démenti.
Le cycle de Troy ne se compose pas que de la saga Lanfeust de
Troy (8 tomes) continuée par Lanfeust
des Etoiles (6 tomes actuellement – série non terminée) ; il compte
également Les Conquérants de Troy – narrant l’installation des colons sur la planète Troy - et Trolls
de Troy, amusantes chroniques trolles.
En dehors de ces séries devenues des classiques d’Heroic et
de Science Fantasy, Arleston s’est également illustré dans deux autres
excellentes séries d’Heroic-Fantasy : Les
Forêts d’Opale et Les Naufragés
d’Ythaq. L’une racontant l’apprentissage de Darko et sa quête pour réaliser
la Prophétie…
la seconde série conte la survie d’un groupe de rescapés d’un naufrage
galactique sur une planète pour le moins mystérieuse : référencée nulle
part, la planète semble cacher un lourd secret, et il n’est pas impossible que
les naufragés ne soient pas là par hasard…
La force d’Arleston tient à la diversité de ses idées et de
ses scénarii. Ses personnages hauts en couleur ont une richesse humaine à les
rendre réels et proche de nous, la fraîcheur d’expression de chacun des
protagonistes ne fait que renforcer cet effet – à noter les inoubliables jurons
de chaque héros, comme le « Gottferdom »
d’Hébus dans Lanfeust. Sans oublier une dose d’humour ce qui ne gâche en rien
notre plaisir.
Mais le génie d’Arleston ne serait rien sans le coup de
crayon appliqué d’une main de maître par chacun des dessinateurs avec qui le
scénariste a travaillé. Fructueuses collaborations si nous en jugeons par le
succès actuel des cycles dont Arleston est l’auteur.
Outre les sagas précédemment citées il faut ajouter à sa
bibliographie les titres suivants : Le
Chant d’Excalibur ; Elixirs ;
Les Feux d’Askell ; Moréa.
Le Chant d’Excalibur
est une réécriture et suite du cycle arthurien. Bien des temps après Arthur et
ses chevaliers, La Dame du Lac Viviane se met en quête d’un sauveur pour le
monde de la Magie. Ce
ne sera autre que Gwyned, descendante de Galahad ! Idée originale de faire
d’une jeune fille l’héroïne d’un nouveau chapitre du cycle de la Table Ronde, le tout
avec un dessin doux qui a quelque chose d’enfantin.
Elixirs met en
scène le monde d’Amphel qui ne se maintient que grâce aux Elixirs utilisés par
les mages pour en fixer la substance.
Tolriq, jeune cancre plus assidu dans ses conquêtes que dans ses études, se
retrouve pris dans une aventure périlleuse quand surgissent de nulle part des monstres
et qu’il est en plus charger de protéger la princesse Murmillia… Un scénario
somme toute classique mais desservi par l’imagination sans borne d’Arleston et
le coup de crayon “ado”de Varanda.
Les Feux d’Askell
relate l’épopée de Cybil, danseuse de charme, Dao X’ian, guerrier, Brumaire
Courte-dague et de Tittle, jeune mousse, à bord d’un bateau-spectacle sur le
monde d’Askell fait d’îlots et d’archipels. Un dessin adulte pour un scénario
passionnant.
Moréa met en scène
un monde futuriste (l’histoire se déroule en 2082) où, après sa mort, Moréa
Doloniac, jeune PDG de la
méta-nationale DWC, doit trouver sa place dans une guerre qui
oppose Anges et Dragons ; deux factions qui manipulent l’humanité.
Sûrement bientôt un classique d’Urban Fantasy…
Bref, un auteur à découvrir ou redécouvrir avec toujours
autant de plaisir. |
|