(Chose promise, chose due^^)
Voici donc ma critique de Harry Potter 7 and the Deathly Hallows, ou Harry Potter et les reliques de la mort pour les purs francophones.
Lyon, 21 juillet 2007, 0h30 du matin.
Bellecour, une librairie spécialisée dans les langues du
monde ouvre enfin ses portes soulageant l’attente de quelques centaines de
personnes. Les rideaux ne sont pas encore complètement levés, mais déjà, c’est
la folie à l’intérieur. Personne n’ose réellement bouger, la librairie n’a
jamais vu autant de monde à la fois, il n’y a plus de place pour se déplacer…
« Nous n’encaisserons rien avant 0h00 GMT, vous devez
donc attendre une heure du matin ! »
Dans l’ensemble ça râle un peu, mais c’est compréhensible…
Harry Potter 7, le dernier du nom, vient juste de sortir, et tous n’attendent
absolument qu’une seule chose… Rentrer chez soi pour commencer à se replonger
dans le merveilleux monde des sorciers, en bons moldus fans de Potter que nous
sommes.
Une chaleur folle dans la salle, due au grand nombre de
personnes ; l’ambiance est plutôt au beau fixe au fur et à mesure que l’on
se rapproche de l’heure fatidique où nous pourrons enfin rentrer chez nous,
propriétaires d’un merveilleux bouquin de 600 et quelques pages. Certains
commencent à lire cet ultime tome, d’autres à émettre des hypothèses : Rogue
serait-il en fait gentil ? Un autre traître dans l’Ordre du Phénix
causera-t-il de sérieux problèmes à Harry ? Qui va mourir dans le
livre ? Et surtout… Harry va-t-il survivre ?
1h35 du matin, je réussis enfin à sortir de la libraire… Il
en aura fallu du temps avant que je réussisse à me faufiler jusqu’à la caisse…
Enfin, le magicien loué par la librairie pour l’occasion était plutôt amusant,
donc ce n’est pas trop grave… Direction un endroit tranquille pour pouvoir
lire.
Enfin couché, lumière allumée, bouquin ouvert, fatigue
oubliée. Commençons à lire.
Départ en fanfare avec pas moins de deux morts dans les deux
premiers chapitres, mariage de Bill et Fleur, informations peu ragoûtantes sur
le passé du vénéré Professeur Dumbledore, puis fuite après l’arrivée des
Mangemorts, permettant à nos trois amis de trouver une bonne raison de
commencer tout de suite à chercher les Horcruxes. Un bon moment durant, Harry
ne sait pas vraiment où aller ni quoi faire, mais une fois qu’il est lancé et
qu’il a entendu parler par Xenophilius Lovegood, le père de Luna, des Reliques
de la Mort,
trois objets qui, d’après la légende peuvent vaincre la Mort elle-même, c’est enfin
parti ! L’aventure commence enfin à avancer, de plus en plus vite, pour une
fin absolument merveilleuse, une immense bataille au cœur même de Poudlard où
les sorts fusent. Nous sommes emportés. Impossible de s’arrêter de lire, nuit
blanche en perspective, il faut savoir la suite, encore et encore… Toutes les
émotions nous submergent, rires, larmes, nos cœurs battent aussi vite que vole
un Eclair de Feu jusqu’à l’ultime duel, celui de la prophétie…
Pas évident de résumer ce livre en seulement quelques
lignes… Trop tentant d’en divulguer plus que nécessaire et trop facile de n’en
pas dire assez… Et inversement… Enfin bon.
Sinon pour une analyse plutôt critique des dernières
aventures de Harry Potter, le début est très bon et promet une suite plutôt
épuisante pour le lecteur… Hélas, après une bonne centaine de pages, l’ennui
commence à nous prendre. Harry ne sait pas quoi faire et nous non plus… L’ennui
commence à nous prendre et nous attendons impatiemment qu’il se passe enfin
quelque chose d’intéressant. Ca bouge un petit peu de temps en temps, il se
passe des choses, mais rien n’avance réellement dans la quête du personnage.
C’est dommage d’ailleurs, J.K. Rowling s’est un peu trop attardée sur des
détails, trop de petites histoires pas vraiment intéressantes, qui seraient
bien mieux passées si elle les avait placés entre deux trouvailles faisant
vraiment avancer l’histoire. Pas mal d’informations sur la jeunesse de
Dumbledore, des disputes plus ou moins puériles entre nos trois amis, enfin
bref, l’ennui est de mise pendant presque 300 pages. Tout se déclenche enfin
lorsqu’ils rencontrent le père de Luna, qui leur parle des Reliques, et
visiblement, les personnages se réveillent enfin à ce moment, et là c’est un
déluge de nouveautés, d’aventures, de combats, et nous en oublierions presque
que nous nous sommes ennuyés peu de temps avant. Le talent de J.K. Rowling
semble atteindre son summum à ce moment-là de l’histoire et nous sommes tous
emportés, comme si nous nous battions réellement auprès des personnages
principaux. Leurs émotions nous atteignent au même point qu’eux et il devient
impossible de s’arrêter de lire (j’ai passé une nuit blanche sans m’en rendre
compte, par exemple…)
Et la lutte finale est tout bonnement époustouflante. Un
moment magique à passer, encore une fois, une ultime fois…
Merci J.K. Rowling (mais juste un tome 8, s’il vous
plaît ? Non ? Pff méchante !)
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