| lundi 06 mars 2006, a 20:06 |
| Les sous-genres de la Fantasy |
Continuons notre exploration de (et dans) la
Fantasy. Maintenant que nous avons posé
notre définition, regardons, définissons les sous-genres.
Nous avons retenu l’Heroic-Fantasy, la Dark-Fantasy,
la Science-Fantasy et l’Urban-Fantasy.
L’Heroic-Fantasy : est centrée sur un souffle épique et
une atmosphère médiévale plus marqués que dans le reste de la
Fantasy. Renouant donc avec l’épopée
antique et les récits guerriers du Moyen Age (Chanson de geste, romans
d’aventures), l’Heroic
met en scène les aventures de guerriers héroïques,
souvent de haute naissance, le tout dans
monde en crise, violent parfois jusqu’à l’extrême. Créatures et personnages surnaturels
y sont très nombreux.
C’est aujourd’hui la plus représentée. Œuvres de
références : Le Seigneur des Anneaux,
J.R.R. Tolkien et Conan le Barbare,
Rober E. Howard. Ces deux œuvres opèrent la séparation dans l’Heroic-Fantasy : le premier est
purement de l’Heroic et
le second appartient à ce qui l’on nomme « Sword and Sorcery » :
les aventures de héros musclés, amoraux et violents contre le surnaturel.
Dark-Fantasy :
Partie cauchemardesque de la Fantasy,
ses ressorts sont l’angoisse, l’horreur, la peur et le Mal. Mieux
encore, le
Bien a laissé sa place au profit du Mal. Les héros sont las des leurs
épreuves…
L’ambiance d’horreur approche l’Apocalypse. L’œuvre principale est Le
Cycle de Cthulhu (ex : L’Appel de Cthulhu) de H.P. Lovecraft.
Science-Fantasy :
Ici la frontière entre Fantasy et Science-fiction paraît faible.
Toutefois rien
à voir ! La Science-Fantasy
s’appuie bien plus sur la technique et la technologie que sur la
Science proprement dite. La Fantasy n’aime pas la Science et guère la
Machine. Star Wars est le meilleur représentant de ce sous-genre.
Urban-Fantasy :
Comme la Science-Fantasy, l’Urban-Fantasy semble à la
frontière du Fantastique. Mais bien entendu, il n’en est rien. La Magie, le merveilleux ont été mis au
ban, voire cachés de la société humaine. Technologie et Magie s’y côtoient.
Merveilleux et Magie survivent dans les bas-fonds ou dans une société parallèle
à notre monde. Harry Potter de J.K.
Rowling en est l’illustration.
Concernant les autres terminologies des sous-genres, à
savoir : High-Fantasy, Animal-Fantasy, Light-Fantasy, Romance-Fantasy. Voilà ce
que nous en dirons, ces critères ne nous semblent absolument pas pertinents. High-Fantasy s’appuie sur une
dissociation entre fond et forme et une vision chronologique des œuvres – ce
sous-genre regroupe les œuvres originales de la Fantasy des années 30 aux années
60/70. L’Animal-Fantasy
résulte de l’excès de nomination où toute littérature est Fantasy ! Ce
critère doit être abandonné. Light-Fantasy semble pertinente mais le terme « light » se trouve ambigu voire en
décalage avec sa définition. L’expression Comic-Fantasy semble plus appropriée. Enfin Romance-Fantasy décrit une orientation
plus féminine de la Fantasy,
le critère nous apparaît sexiste mais a sûrement une pertinence bien que
contestable.
|
|